Une guérison presque parfaite !
A propos de l'Evangile de dimanche prochain : Luc 17, 11-19
Depuis quelques années une émission remporte un franc succès : "Un dîner presque parfait". Cinq personnes s’invitent les unes chez les autres, le but étant d’offrir à ses hôtes le meilleur dîner possible. Le classement se fait en fonction des notes données par les participants, notes sur la qualité du repas, bien évidemment, mais aussi sur la qualité de l’accueil, sur l’ambiance. Donc le meilleur dîner se juge aussi sur des sourires, des rires, des politesses, des délicatesses, sur du superflu, qui n’ajoute rien à ce qu’il y a dans les assiettes mais qui fait de ce repas un dîner presque parfait.
Dans l’Evangile que nous venons d’entendre, c’est un peu la même histoire. Sur les dix lépreux qui ont été guéris, un seul revient pour rendre grâce à Dieu. Les neuf autres ont bien été guéris, pas de doute là-dessus, mais ils n’ont vécu qu’une "guérison presque parfaite".
En effet, la logique de l’Evangile de ce jour, comme de l’Evangile en général, est de dépasser le "donnant-donnant". La 2nde Lettre à Timothée nous met sur la voie : « Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous tenons ferme, avec lui nous régnerons. Si nous le renions, lui aussi nous reniera. Si nous sommes infidèles, lui reste fidèle ». Il y a une rupture : quand il est question de fidélité, de foi, Dieu, si l’on peut dire, s’élève, et nous invite à faire de même, à aller plus loin, plus haut.